Au lieu de faire une réponse au commentaire sur les PM (ici), je vais faire un billet. La question était "cettte provision correspond elle à la PM zillmérisée. Si non, comment la calcule-t-on ? ".
Finalement, ça correspond aussi à la suite du billet
d’hier sur les termes actuariels (ici). Avant de parler de la PM, il
faut revenir un peu davantage sur les primes, et distinguer la prime
pure (que l’on a évoquée jusqu’à présent)
et la prime commerciale. Ensuite seulement, on pourra parler des
calculs de PM.
- Primes pure et commerciale
Sous ces hypothèses, pour calculer la prime chargée (ou prime commerciale) de l’assuré, on suppose que la valeur actuelle probable des engagements de l’assuré est égale à la valeur actuelle probable des engagements de l’assureur, à laquelle on ajoute la valeur actuelle probable des frais de gestion.
Si on considère un prime unique, on a quelque chose comme

désigne la prime commerciale unique,
désignent les frais d’acquisition,
correspond aux frais de
gestion des engagements de l’assureur (il n’y a pas de
car la prime
est versée au début, en une seule fois),
l’annuité associée à la garantie proposée
par l’assureur (i.e. avec un capital garanti de 1) et r les chargements
sur la prime. On suppose ici que tout est payé en début d’année, histoire de simplifier...Pour une prime annuelle, en notant en minuscule les primes annuelles, et
l’annuité associée aux engagements de l’assuré
(i.e. payer sa prime annuellement tant qu’il est en vie pendant une
période prédéterminée),

,
souscrite à l’âge
. Comme auparavant, on note
la
prime unique commerciale contenant cette contre assurance, de telle
sorte que La valeur actuelle probable de la contre-assurance correspond à l’annuité d’une assurance temporaire décès de
années, i.e.



désigne une assurance temporaire décès dont le capital croît d’une unité chaque année, ce qui donne
- PM pure, d’inventaire ou zillmérisée
(c’est la notation officielle). Mais ce n’est pas ce que la réglementation demande de calculer."Les provisions mathématiques constituées par les entreprises d’assurance-vie et de capitalisation sont calculées en tenant compte, dans la détermination de l’engagement de l’assuré ou du souscripteur, de la partie des primes devant être versée par l’intéressé et représentative des frais d’acquisition du contrat, lorsque ces frais ont été portés en charge déductible par l’entreprise avant la fin de l’exercice à la clôture duquel la provision est constituée." (Article L331-1 du Code des Assurance, ici)
L’idée est qu’une fois la période de paiement de la prime (voire dès le début en cas de prime unique), la PM pure ne sera pas suffisante, l’assureur ayant davantage de frais.
Il va falloir prendre en compte différentes sortes de frais ou de chargements (évoqués auparavant). Le cas le plus simple est celui des chargements dits de règlement: si pour payer 1€ de prestation, cela coûte
€ à l’assureur, la prime annuelle
payée par l’assureur doit être multipliée par
(de telle sorte que les VAP initiale soient égales). Dans ce cas,
un rapide calcul montre que la PM doit être multipliée par
également (les engagements de part et d’autre sont
multipliés par ce même facteur).Bon, pour les frais de gestion, c’est un peu plus compliqué. Si on reprend ce qui a été fait ici, on peut montrer que la différence entre les VAP donne une provision de la forme suivante

,
et que
est la durée de la garantie. Si
=
, il n’y a alors pas
de provision de gestion, le second terme étant nul. Cette
provision existe dès lors que
(ce qui arrive au final
assez souvent me semble-t-il). On arrive ainsi à la provision d’inventaire, qui est souvent notée
. Mais ce n’est pas fini, il y a aussi les frais d’acquisition.
Généralement, ces frais sont occasionnés à
la signature du contrat, puis amori tout au long de la durée du
contrat, via un chargement (constant) sur la prime. Aussi,

Voilà en gros ce que j’ai compris (je suis loin d’être un expert sur le sujet).... Car pour ceux qui en douteraient encore, l’assurance-vie n’est pas du tout mon domaine de prédilection. Promis, c’est mon avant dernier billet sur les PM (le dernier étant une ébauche de correction pour le devoir maison... mais on attendra que tout le monde l’ait rendu). Maintenant s’il y en a qui ont des compléments ou des corrections à apporter, je suis preneur ! Je peux toutefois renvoyer à un billet de Cimon sur le sujet il y a quelque temps maintenant, ici. Pour les historiens, je renvoie en revanche à une traduction (en anglais) du papier d’August Zillmer présentant cette méthode, datant de 1863 (là) !
suit une loi binomiale négative (
suit une loi mélange de 3 lois (exponentielle tronquée, Dirac et lognormale translatée) (

On voit que pour une police sur 20, la charge sinistre dépasse
les 100000 euros. Cela n’est pas réaliste ! La moyenne devrait
alors forcément excéder 5000.
Fort logiquement, ces méthodes (simulations et Panjer) donnent des grandeurs très proches en terme de quantiles.
si les deux époux sont en
vie, soit en payant une prime
si l’un des époux
décède. En contrepartie, l’assureur verse 10 000 euros si
les deux époux sont en vie, et 60% de ce montant au conjoint
survivant.



, et
(i.e. les deux membres du couple sont en vie à la signature du
contrat). 
(les autres
découlant de cette dernière). Le
début du code est 



+1170 (type
(type 

dans la fonction
d’optimisation car les algorithmes d’optimisation permettent surtout de
minimiser des fonctions. Sinon il existe aussi la 





