Chercheur au CNRS (CR1). Archéologue et Préhistorien, spécialiste des industries lithiques du Paléolithique final, du Mésolithique et du Néolithique sur la façade atlantique de l’Europe, avec des terrains en France et au Portugal.
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Cet espace professionnel est destiné à fournir des informations concernant le Mésolithique et le Néolithique de l'ouest de la France, au fil du vent...
Copyright
Images et textes sont la propriété exclusive de Grégor Marchand
(Creaah UMR 6566 - CNRS – Université de Rennes
1 – Université de Rennes 2 – Université de Nantes – INRAP - Ministère de la Culture et de la Communication)
Pour
communiquer
Ouverture des soumissions de titre et résumé
succinct (5 lignes)
15 mai 2009
Date limite de soumission de communication
1 novembre 2009
Date limite de soumission des résumés
(communications ou poster acceptés)
31 décembre 2009
Date limite des inscriptions à tarif
préférentiel
31 décembre 2009
Colloque
7 au 10 avril 2010
Dépôt des manuscrits pour publication
15 septembre 2010
Droits
d’inscription
Gratuit pour les communicants
Jusqu’au 31 décembre 2009 : 30 euros (10
euros pour les étudiants)
Après le 1 janvier 2010 : 40 euros (15
euros pour les étudiants)
Contacts
Secrétariat : Marie-Thérèse Ribault
UMR 6566 - Centre de Recherche en Archéologie,
Archéosciences, Histoire (CReAAH) - Laboratoire d’Archéosciences - bâtiment
24-25 - Université de Rennes 1 - CS74205 - 35042 Rennes Cedex
L’équipe de l’Essart a le plaisir de vous annoncer la sortie
de l’ouvrage :
« Des feux dans la
vallée. Les habitats du Mésolithique et du Néolithique récent de l’Essart à
Poitiers », sous la direction de Grégor Marchand, aux Presses Universitaires de
Rennes, Collection «Archéologie & Culture», 248 pages, Prix 24€
Il est édité avec le soutien du Service Régional
d’Archéologie de Poitou-Charentes.
« Si l’on sait désormais que l’essentiel de l’histoire
humaine est affaire de nomadisme, de chasse et de cueillette, il restera
toujours difficile d’associer nos paysages quotidiens avec des modes de vie si
radicalement opposés aux nôtres. Malgré toutes ses zones d’ombre et ses
limites, la fouille archéologique reste la principale interface entre ces
mondes. Entre 2003 et 2005, l’exploration de l’Essart sur la commune de
Poitiers (Vienne) a dévoilé un très vaste habitat du Mésolithique (8ème au 6ème
millénaire avant notre ère) et dans une moindre mesure du Néolithique récent
(4ème millénaire), dans une zone où les aménagements urbains grignotent
inexorablement le terrain et font disparaître les enregistrements sédimentaires
du passé.
Installés au bord du Clain, à un endroit où la rivière
élargie permet un franchissement aisé, les hommes de la Préhistoire sont
revenus régulièrement, abandonnant des foyers empierrés et des centaines de
milliers de silex taillés. Au fil de l’enquête, se dévoilent les conditions
naturelles particulières qui ont autorisé la transmission d’un habitat de cette
ampleur. Saisissant chaque bribe d’information pour les confronter aux
connaissances actuelles, les auteurs proposent ici un panorama novateur des
peuples mésolithiques entre Seine et Garonne. Dans une nature exempte pour
l’essentiel des atteintes de l’Homme, les chasseurs-cueilleurs préhistoriques
de l’ouest de la France
ont développé des économies basées sur le nomadisme, au gré des ressources et
de leurs savoir-faire. De l’acquisition des matériaux lithiques à l’affirmation
des identités collectives par les styles et les techniques, les données
disponibles évoquent finalement des espaces immenses, zébrés de voies de
communication et de réseaux d’échange.
Les premières communautés d’agriculteurs néolithiques ne
sont pas éloignées de ces campements ; des échanges semblent avoir eu lieu,
comme le dénoncent certains outils de l’Essart ; une civilisation va peu après
basculer. »
Vous trouverez en pièce jointe un bon de commande à adresser
aux Presses Universitaires de Rennes.
Facteurs de variabilité des systèmes
techniques lithiques au Mésolithique récent et final dans l’ouest de la France
La recherche des paramètres qui influent sur
la production lithique est effectuée à partir de trois sites fouillés récemment
du Mésolithique final du sud du Massif armoricain : Beg-an-Dorchenn (Plomeur,
Finistère), Beg-er-Vil (Quiberon, Morbihan) et La Gilardière (Pornic,
Loire-Atlantique). Il est fait état du rôle des matières premières, de
l’exploration partielle des habitats préhistoriques, de l’organisation
économique du territoire et surtout de la signature propre à chaque groupe, ici
le Téviecien et le Retzien. Au VI ème millénaire avant J.-C., l’influence des
Néolithiques anciens est perceptible dans ces systèmes, par un phénomène de
traduction de concepts d’outil.
Caractères du débitage lamellaire retzien.
Après l’ouverture d’une table lamellaire unipolaire sur la plus grande longueur
du galet, les trois principales modalités d’exploitation sont indiquées (n° 1 à
3). La mise en place d’un deuxième plan de frappe (n°4 et 5) témoigne d’un
investissement technique supplémentaire, avec soit l’exploitation d’une même
table par séquences unipolaires (il y a toujours un plan de frappe
préférentiel), soit l’exploitation de tables parallèles et / ou orthogonales,
toujours par séquences unipolaires (modalité très rare).
Tiré de :
Marchand G., 2000 - Facteurs de variabilité des systèmes
techniques lithiques au Mésolithique récent et final dans l’ouest de la France. In : Crotti
P. Meso’97. Table-ronde sur l’Epipaléolithique et le Mésolithique,
Lausanne, novembre 1997, p. 37-48.
Le vocabulaire est emprunté au lexique établi par J. Tixier, M.-L. Inizan et H. Roche (1980), ainsi qu’aux travaux plus récents sur la formalisation de l’analyse des processus opératoires (Pigeot, 1987 ; Pélegrin et alii, 1988 ; Boëda, 1994). L’analyse des chaînes opératoires bénéficie en outre de deux outils conceptuels, l’économie des matières et l’économie du débitage (Inizan, 1980 ; Perlès, 1991 ; Geneste, 1991).
En bas de cette page, un texte à télécharger (au format .pdf)
Les opérations archéologiques menées sur le site mésolithique de Kerliézoc (Plouvien, Finistère) résultent d’une convergence de problématiques concernant les dernières sociétés de chasseurs-collecteurs et la néolithisation.
D’un point de vue historiographique, la question de l’apport africain dans le cadre de la néolithisation de la Méditerranée nord occidentale a suscité de nombreux débats. Considéré comme à l’origine du développement du Néolithique espagnol jusque dans les années 50, le Maghreb n’est aujourd’hui que rarement évoqué dans les discussions sur la propagation du premier Néolithique méditerranéen. Pourtant, et même si les données sont encore disparates, il semble aujourd’hui possible d’examiner la question sous un nouvel angle, plus marqué par le fonctionnement des systèmes techniques que par la recherche de mouvements de population.
En annexe téléchargeable, un article de synthèse concernant la fin du Mésolithique et la néolithisation du Portugal, publié en 2001 dans la Revista Portuguesa de Arqueologia (en français).
En bas de cette page, à télécharger, un texte présenté à un colloque sur le Mégalithisme, organisé par Victor S. Gonçalvès, à Reguengos en Alentejo (Portugal). Sa référence est :
Marchand G., 2003 - Les zones de contact Mésolithique / Néolithique dans l’ouest
de la France :
définition et implications. In : Gonçalves V. S. (editeur), Muita
gente, poucas antas? Origens, espaços e contextos do Megalitismo. Actas do II
Coloquio Internacional sobre Megalitismo. Trabalhos de Arqueologia, 25, p.
181-197.