Nicolas Raymond

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dimanche 15 juillet 2018

Nouvelle page web

Pour découvrir ma nouvelle page, c’est par ici.

mardi 19 juin 2018

Angelus Silesius

La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu’elle fleurit,
N’a pour elle-même aucun soin, – ne demande pas : suis-je regardée ?

mercredi 11 avril 2018

Au revoir là-haut

Un film magnifique sur l’art et la vanité. Les vaniteux s’y montrent partout tandis que l’artiste invisible et masqué fait toute l’histoire. Celui qui porte le masque est, paradoxalement, le moins faux. Un masque sur la béance de l’angoisse, là vit l’art. Si l’on veut, l’artiste vit dans l’interstice qui sépare le Chaos originel et le moment où Gaia paraît. Alors que l’artiste porte plusieurs masques, le commun n’en porte qu’un seul : celui que les autres l’obligent à porter. Il faut croire que les souffrances qui nous arrachent le masque social sont aussi des forces créatrices qui multiplient les identités, les existences possibles, les personnes que nous pouvons être. L’art, en ce sens, est ce qui met en mouvement les sociétés, qui fissure leurs habitudes en leur montrant le Néant, l’Indicible, autour duquel elles se sont construites. Les esprits profonds avancent masqués, dit-on. Parce que leur profondeur est une béance dans laquelle toutes leurs personnalités peuvent, à chaque instant, s’engouffrer.

jeudi 11 janvier 2018

Publish in the Annales Henri Lebesgue!

mercredi 6 décembre 2017

Un article pour les Annales Henri Lebesgue

Pour découvrir les AHL, n’hésitez pas à aller faire un tour par ici :

dimanche 19 novembre 2017

A new journal

I have co-founded the following journal. Discover it!

samedi 11 novembre 2017

Une présentation des Annales Henri Lebesgue, par Matthieu Romagny

vendredi 1 septembre 2017

Dessins

Ci-dessous, deux aperçus de dessins réalisés avec Geogebra et Latex (package PSTricks). Ils illustrent des situations géométriques où il a été possible de prouver de l’effet tunnel spectral pour des avatars du Laplacien doté de diverses conditions aux limites (Neumann-Dirichlet, Robin), dans un régime asymptotique de nature semi-classique.

mardi 29 août 2017

M2, Théorie Spectrale et Analyse Microlocale

San Vũ Ngọc et moi-même nous partagerons le cours susnommé.

Comme son intitulé l’indique, le cours comprendra deux parties. Je dispenserai la première (qui s’achève un peu avant les vacances d’automne). San dispensera la seconde (voir sa description).

J’ai rédigé des notes ; elles sont mises à disposition ici. Elles donneront aux étudiants francophones le plaisir d’exercer leur anglais. Naturellement, si un éventuel étudiant non francophone le souhaite, ce cours sera dispensé dans la langue de Shakespeare (ou du moins dans une langue hybride où se sont déposés les différents accents de mes collaborateurs étrangers, le french charm en plus).

Le cours débutera avec des considérations très élémentaires dont le but est double : se rafraichir la mémoire et introduire des idées qu’on retrouvera plus tard dans des situations plus générales. Il se poursuivra par l’étude des opérateurs non bornés (fermés, fermables, auto-adjoints, etc.) et la définition du spectre (et même de certains types de spectre : discret et essentiel). On en profitera pour (re)visiter un théorème de Lax-Milgram qui permet de définir des opérateurs fermés bijectifs à l’aide de formes sesquilinéaires coercives. Le reste du cours sera consacré à l’étude des relations entre les propriétés des opérateurs et les propriétés du spectre. Ainsi, on exposera la théorie de Fredholm et, à cette occasion, on revisitera la description du spectre des opérateurs compacts ou à résolvante compacte (par réduction à la dimension finie et l’utilisation de l’analyse complexe). La fin du cours explorera le cas particulier des opérateurs auto-adjoints (borne sur la résolvante, principe du min-max) ; on montrera notamment que spectres discret et essentiel sont complémentaires dans le spectre. Des exemples seront fournis tout au long du cours : Laplacien de Dirichlet, oscillateur harmonique, opérateur de Schrödinger. On s’amusera à calculer le spectre essentiel dans certains cas particuliers. Si le temps le permet (et il ne le permettra sûrement pas), j’ébaucherai une présentation du calcul fonctionnel des opérateurs auto-adjoints et de la fameuse mesure spectrale.

Bonne rentrée !

Analyse 1

De septembre à décembre, j’aurai le plaisir de coordonner le module d’Analyse AN1 en collaboration avec Karim Bekka, Marie-Pierre Lebaud et Ludovic Marquis. Un cours est disponible au format pdf sur la page dédiée. Bien sûr, ce cours ne dispense pas d’assister aux séances où il prendra vie, selon le style propre à chaque enseignant. Il peut permettre aux étudiants de limiter un peu une prise de notes qui se réduit parfois à un travail de copiste...

Nous explorerons des concepts d’analyse allant des nombres réels à la théorie de l’intégration, en passant par la notion de limite (de suites).

Quelques conseils personnels pour bien aborder ce cours (et les autres) :

  • Relire son cours régulièrement, de préférence avant la séance suivante.
  • Les séances de travaux dirigés donnent corps aux définitions et aux concepts introduits en cours. Pour qu’elles soient profitables, le cours doit donc être appris régulièrement. Aller à un cours ou à un TD, ça se prépare !

  • Comment apprendre son cours ? Des instruments indispensables pour le faire sont un papier et un crayon (stylos et plumes d’oie acceptés). Les démonstrations doivent être refaites, en se posant des questions. Même si les dessins ne remplacent pas les démonstrations, il peuvent avantageusement les illustrer ou les guider.

  • Pour réussir ses examens, le travail doit être régulier. Il est vain de venir à un examen en ayant révisé seulement les jours précédents et espérer réussir. Vous pouvez néanmoins y venir simplement pour regarder langoureusement la pendule et admirer le graphisme du sujet imprimé.

  • La nouveauté des raisonnements et l’exigence de rigueur pourront paraître déconcertantes : ne vous découragez pas !

Bonne rentrée !

lundi 19 juin 2017

Un long séjour de recherches

Je viens de passer un long mois loin de mes habitudes. Les deux premières semaines, dans la magnifique ville d’Aarhus (capitale européenne de la culture), furent l’occasion de discussions captivantes (et en français !) avec mes collègues danois Soeren Fournais (mon hôte) et Thomas Soerensen. La troisième semaine fut plus "entourée", au CIRM, à la très stimulante conférence sur les opérateurs non-auto-adjoints organisée par David Krejčiřík et Petr Siegl, et où j’ai eu le plaisir de redécouvrir les Calanques de jour comme de nuit. La dernière semaine, c’est le Centre de Physique Théorique de Luminy qui m’a offert son hospitalité, grâce à Jean-Marie Barbaroux, Loïc Le Treust et Éric Soccorsi. La chaleur n’aura pas eu raison de notre motivation ! Il fait tout de même bon de rentrer chez soi...

dimanche 14 mai 2017

Pint of Science

Mercredi prochain, François Castella et moi-même participerons à Pint of Science.

samedi 13 mai 2017

5 min

Un épisode des "5 min Lebesgue" sur les champs magnétiques :

mercredi 3 mai 2017

Semiclassical Robin Laplacians

If you are interested in Robin Laplacians, you might be interested in this talk at Banff. Of course, my English is awful, but I hope that the subject is not!

jeudi 23 mars 2017

Hélène Hivert

La semaine dernière, nous (Vincent Duchêne, Nicolas Seguin, Nicoletta Tchou et moi-même) avons participé à l’interview d’Hélène Hivert dans le cadre du prix qui lui sera bientôt remis par la Fondation de Rennes 1 pour sa thèse. Voir le reportage (11min45s) ; attention... Théâtre !

jeudi 16 février 2017

Un peu de musique

vendredi 6 janvier 2017

A talk by San Vũ Ngọc about magnetic normal forms

See the talk here.

jeudi 8 décembre 2016

Bound States of the Magnetic Schrödinger Operator

Mon livre va enfin paraître !

Pour commander cet ouvrage indispensable (pour caler une porte, pour décorer sa bibliothèque, ou, soyons fous, pour le lire), c’est par ici !

mercredi 7 décembre 2016

Discours de la servitude volontaire

Pourquoi le monde universitaire français (en le considérant depuis mon petit hublot de mathématicien), duquel on pourrait peut-être naïvement attendre un sursaut, se laisse-t-il démembrer par les pouvoirs publics ?

Est-il épuisé, comme un organisme vivant déjà durement éprouvé par des contraintes absurdes, et est-il désormais trop fatigué pour se défendre ? Probablement. Pourtant, il serait peut-être un peu complaisant de ne pas chercher en lui l’origine du mal étrange qui le frappe. Car, bien que les conditions de travail au sein de la recherche soient dans une dégradation constante, nous n’avons sans doute jamais vu une aussi grande agitation scientifique : appels à projets (financements nationaux, européens et bientôt galactiques ?), organisation de nombreuses conférences, etc. Nous pourrions nous réjouir un peu naïvement d’une telle activité. Après tout, cela montre que la recherche est en mouvement et qu’elle intéresse dans une certaine mesure le monde politique et la société. Considérons alors le quotidien plutôt que l’avenir gros de "projets". L’université est en déficit, on essaie de faire des économies partout où c’est possible : suppressions de cours, gel de postes, augmentation des charges d’enseignements, etc. À quoi bon résister ? Pourquoi ne pas plutôt aller au bal des appels à projets, nouveaux salons proustiens, pour nous divertir encore quelques années ? On s’agite un peu comme le narrateur de la Recherche du Temps Perdu (mais on est finalement très paresseux). On pérore, on s’inquiète, on piétine ; et on est secrètement résigné. Dans le désespoir budgétaire de l’université, on n’hésite plus à se jeter dans les bras de financements extérieurs dont les modalités flattent les basses passions. On se prend parfois à rêver à de petits rois, élus par des comités de recherche visionnaires, qui viendraient sauver les trésoreries des laboratoires avec leurs juteux Projets. Du reste, qu’y a-t-il de choquant à cela ? Nous pourrions nous dire qu’il est bon de donner beaucoup d’argent à une poignée d’élus au diapason desquels se mettraient les autres chercheurs. N’a-t-on pas besoin, au fond, de cette aristocratie provisoire pour redresser les activités scientifiques françaises ? Qu’il est doux et joyeux de délaisser la démocratie et l’abandonner aux mains de quelques maîtres à l’avenir incertain !

On vous le dit : tout cela, c’est l’avenir ! Vous êtes contre l’avenir ?

Ah, mon Lecteur à l’œil malicieusement caché derrière ton écran, tu sens toute l’ironie de mon propos ! On nous parle souvent d’avenir quand l’ambiance est morose et qu’on veut emporter notre approbation pour faire naître un avenir aussi morne que le présent. Or, c’est notre approbation, comme le dit Aristote, qui fait l’avenir. Cher Lecteur, réinvestis le temps délaissé et gouverne l’empire du présent qui t’a été généreusement offert sans que tu aies eu à demander quoi que ce soit à qui que ce soit ; cesse de craindre fiévreusement pour ton avenir et d’abandonner ta liberté au premier maître venu !

Et un petit extrait délicieux d’un célèbre discours :

"Disons donc ainsi, qu’à l’homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoi il se nourrit et accoutume ; mais cela seulement lui est naïf, à quoi la nature simple et non altérée l’appelle ; ainsi la première raison de la servitude volontaire, c’est la coutume ; comme des plus braves courtauds, qui au commencement mordent le frein et puis s’en jouent, et là où naguère ruaient contre la selle, ils se parent maintenant dans les harnais et tout fiers se gorgiassent sous la barde. Ils disent qu’ils ont été toujours sujets, que leurs pères ont ainsi vécu ; ils pensent qu’ils sont tenus d’endurer le mal et se font accroire par exemple, et fondent eux-mêmes sous la longueur du temps la possession de ceux qui les tyrannisent ; mais pour vrai, les ans ne donnent jamais droit de mal faire, agrandissent l’injure. Toujours s’en trouve il quelques-uns, mieux nés que les autres, qui sentent le poids du joug et ne se peuvent tenir de le secouer ; qui ne s’apprivoisent jamais de la sujétion et qui toujours, comme Ulysse, qui par mer et par terre cherchait toujours de voir de la fumée de sa case, ne se peuvent tenir d’aviser à leurs naturels privilèges et de se souvenir de leurs prédécesseurs et de leur premier être ; ceux sont volontiers ceux-là qui, ayant l’entendement net et l’esprit clairvoyant, ne se contentent pas comme le gros populas, de regarder ce qui est devant leurs pieds s’ils n’avisent et derrière et devant et ne remémorent encore les choses passées pour juger de celles du temps à venir et pour mesurer les présentes ; ce sont ceux qui, ayant la tête d’eux-mêmes bien faite, l’ont encore polie par l’étude et le savoir. Ceux-là, quand la liberté serait entièrement perdue et toute hors du monde, l’imaginent et la sentent en leur esprit, et encore la savourent, et la servitude ne leur est de goût, pour tant bien qu’on l’accoutre."

Étienne de la Boétie

mardi 29 novembre 2016

Astérix explique la recherche moderne

De petits dessins valent souvent mieux que de longs discours. Ceux-ci sont extraits du remarquable ouvrage de philosophie économique "Obélix et compagnie" dans lequel les Romains trouvent le moyen de faire tailler des menhirs aux irréductibles gaulois pour les distraire de leurs activités habituelles tout en leur donnant l’impression d’être importants. Amis chercheurs en mathématiques, ça ne vous rappelle rien ?

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